Rue Buirette

Rue Buirette avant la Grande Guerre.

Photographie : Jean-Yves Sureau

Carte postale : Pierre Fréville.

<= 35-37, place Drouet-d’Erlon, => rue de l’Arquebuse.
270 mètres de longueur.
Ancienne rue Large, où Pierre Marie Buirette demeurait au n° 21.

(1783-1866). Pierre Marie Buirette, Manufacturier. Né à Sainte-Ménehould le 28 décembre 1783, mort à Reims, 21, rue Large, le 16 mai 1866. Pierre Marie Buirette fonda plusieurs prix de vertu et légua une importante somme d’argent pour construite des bâtiments à l’Hôtel-Dieu. Il fut président du Conseil des prud’hommes. Mort célibataire, il repose au Cimetière du Nord sous un monument en marbre de Carrare, en forme de sarcophage. Le sculpteur Wendling y a sculpté ses armes parlantes : D’azur au chevron d’argent, à trois burettes, posées deux et un.
Source : Jean-Yves Sureau dans La Vie Rémoise

L’Hôtel Lallement devenu Hôtel Victoria

Carte postale datant de la Reconstruction. On y voit l’hôtel Lallement qui est aujourd’hui l’hôtel Victoria.

Vous aurez bien sûr reconnu la place Drouet-d’Erlon et à droite la rue Buirette. La fontaine Subé est juste derrière le photographe. Pour info, le même immeuble est situé de l’autre côté de la rue Buirette, au niveau du bar le « Lion de Belfort ».

 

 

Les salons Degermann, rue Buirette

Le 13 novembre 1900, un établissement tout neuf ouvre ses portes au 35 de la rue Buirette : les Salons Degermann. La rue « Large », tel était jusqu’en 1873 le nom de cette voie perpendiculaire à la place Drouet d’Erlon, qui quant à elle avait été connue des rémois comme place de « la Couture » jusqu’en 1850.

Ces deux voies avaient été établies sur des terres cultivées (Couture = culture), à l’extérieur des remparts en 1183 pour recevoir les métiers devenus trop gênants ou trop encombrants au centre-ville : charrons, tonneliers, charpentiers… La foire de Pâques se tiendra également sur ces espaces jusqu’à la guerre de 1914-1918. Dès le XVII0 siècle, la rue est déjà sous le signe des plaisirs : le tripot de la Fleur de Lys se trouve à proximité du jardin des arbalétriers. En 1756, une salle de théâtre s’y installe sous la direction du sieur Régnault. Très incommode, notamment l’hiver, elle sera concurrencée par un théâtre bâti vingt ans plus tard rue de la Vieille Couture (aujourd’hui rue de Talleyrand). Au XIX° siècle, la rue Buirette accueille plu­sieurs salles de spectacles dont les salons Besnard où se tiennent des bals masqués : ces salons ont été fondés par Olympe Besnard qui arrive à Reims en 1825 pour travailler à la décoration de l’intérieur de la cathédrale pour le sacre de Charles X. Il deviendra machiniste au Théâtre de la rue de Talleyrand jusqu’en 1837. C’est alors qu’il construit et exploite sa salle jusqu’à son dé­cès en 1866. Son fils Victor lui succédera. Les jardins Besnard qui accueillaient des concerts ou des bals en plein air avaient été créés par les mêmes en 1857 sur le boulevard du Temple (aujourd’hui boulevard Lundy). En 1892, Eugène Degermann né en 1862 à Barr en Alsace encore française au moment de sa naissance, arrive à Reims comme traiteur. Comme il ne dispose pas de salle, il s’arrange avec Victor Besnard qui en possède une et est alors capitaine des pompiers de Reims.

Mais l’entente ne se faisant pas, Degermann rachète fi­nalement l’établissement et le démolit début 1900.  Eugène Degermann fait appel à Charles Boesch, architecte rémois né le 1er juin 1861. A Reims même il réalise les nouvelles caves du champagne G.H. Mumm, la réfection et la surélé­vation de l’Hôtel Particulier de la famille de Polignac et la galerie de tableaux de M. Henry Vasnier qui sera plus tard offerte à la Ville de Reims.

Alsacien, comme son client, le sculpteur Charles Wary va exécuter toute la décoration du bâtiment. Charles Wary sera le « décorateur » de la fontaine Subé inaugurée six ans plus tard à proximité des Salons. L’établissement ouvre ses portes et ses salons d’un style plus néo Louis XV que vraiment Art Nouveau.

Extrait d’un article d’Olivier RIGAUD (1947-2013) paru dans le bulletin d’Amicarte 51 No 24, 2e trimestre 1995, p. 35.

Les Salons Degermann

Une histoire intimement liée à celle de Reims et de la Champagne. Un prestige incontestablement dû aux grandes soirées mondaines qui y furent organisées pendant plus d’un siècle. Tel est l’héritage particulier des Salons Degermann construit le 13 septembre 1900 par le grand traiteur monsieur Degermann.

35 rue Buirette

salon-degerman

salon-degerman-2

Rue de l’Arquebuse et rue Caqué

La carte postale indique : « Rue des Poissonniers – Rue Caqué ». En fait la rue des Poissonniers n’est pas visible puisqu’elle est complètement sur la gauche. L’éditeur de cartes postales c’est donc  trompé car c’est de la rue de l’Arquebuse dont il voulait parler. La rue Caqué est à sa place (sur la droite) et le tout est pris de la rue Buirette !

La carte postale montre les destructions de la Grande Guerre.

 

Caque-RA

 

Le garage SIMCA, rue Buirette

Pas d’indication de date pour cette carte postale.

On peut cependant voir la « réclame » pour l’Ariane 4, or la Simca Ariane est une voiture construite entre 1958 et 1963, ce modèle a une histoire toute particulière puisque elle fait partie de la gamme des Vedette, une série initialement prévue d’être produite par la filiale française de Ford, mais que Ford revendra à Simca.

garage-simca

Rue Buirette et l’hôtel Cécyl

Cette carte n’a pas voyagé, elle date des années 30-40. On voit bien, à gauche au premier plan l’Hôtel Cecyl qui occupe un bâtiment à l’architecture Art déco, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Rue Buirette

Rue Buirette

Cette carte n’a pas voyagé, la photographie a été prise dans les années 30-40, elle possède encore la statue retirée par les Allemands en 1942 et remplacée en 1989 sous l’initiative de Bernard Fouqueray, architecte

Buirette, rue [1873].

<= 35-37, place Drouet-d’Erlon, => rue de l’Arquebuse.
270 mètres de longueur.
Ancienne rue Large, où Pierre Marie Buirette demeurait au n° 21.

(1783-1866). Manufacturier. Né à Sainte-Ménehould le 28 décembre 1783, mort à Reims, 21, rue Large, le 16 mai 1866. Pierre Marie Buirette fonda plusieurs prix de vertu et légua une importante somme d’argent pour construite des bâtiments à l’Hôtel-Dieu. Il fut président du Conseil des prud’hommes. Mort célibataire, il repose au Cimetière du Nord sous un monument en marbre de Carrare, en forme de sarcophage. Le sculpteur Wendling y a sculpté ses armes parlantes : D’azur au chevron d’argent, à trois burettes, posées deux et un.

Large, rue.

Elle portait déjà ce nom au 14e siècle, du fait de ses belles dimensions. Au 18e siècle elle reçut le nom de rue de la Nouvelle-Promenade à la suite d’une superbe plantation d’arbres, mais son nom de rue Large prévalut. C’est en 1873 qu’elle prit le nom de rue Buirette.

Rue Buirette

Un coin de la rue Buirette

Cette première carte a été envoyée le 17 mai 1907

1-92-rue-buirette

Cette seconde carte n’a pas voyagé, mais le premier immeuble à gauche, entre autres, est bien de l’époque de la Reconstruction de la ville, un peu plus loin, on voit les anciens Grands Garages de Champagne en blanc.

1-40-rue-buirette

Les Salons Degermann

Une histoire intimement liée à celle de Reims et de la Champagne. Un prestige incontestablement dû aux grandes soirées mondaines qui y furent organisées pendant plus d’un siècle. Tel est l’héritage particulier du Salon Degermann construit le 13 septembre 1900 par le grand traiteur monsieur Degermann.

Les escaliers monumentaux de l’accueil avant la Grande Guerre

1-93-degermann

escalier-degerman

Rue Buirette et la fontaine Subé

Cette carte postale qui n’a pas voyagé peut être datée entre les années 1920 et 1942 ; en effet, la place d’Erlon est reconstruite entièrement et l’ange est toujours en place, il ne sera retiré par l’occupant qu’en 1942 avant qu’une copie ne soit réinstallé à l’initiative de Bernard Fouqueray en 1989.
On peut affiner la date grâce à La première voiture est une Talbot, ce modèle date à peu près des année 30, sur la gauche de la photographie on peut voir un tas de sable et de matériaux, est-ce la fin de la Reconstruction ?

Buirette, rue [1873].

<= 35-37, place Drouet-d’Erlon, => rue de l’Arquebuse.
270 mètres de longueur.
Ancienne rue Large, où Pierre Marie Buirette demeurait au n° 21.

(1783-1866). Manufacturier. Né à Sainte-Ménehould le 28 décembre 1783, mort à Reims, 21, rue Large, le 16 mai 1866. Pierre Marie Buirette fonda plusieurs prix de vertu et légua une importante somme d’argent pour construite des bâtiments à l’Hôtel-Dieu. Il fut président du Conseil des prud’hommes. Mort célibataire, il repose au Cimetière du Nord sous un monument en marbre de Carrare, en forme de sarcophage. Le sculpteur Wendling y a sculpté ses armes parlantes : D’azur au chevron d’argent, à trois burettes, posées deux et un.

Rue Buirette
Rue Buirette

Rue Buirette

Buirette, rue [1873].

<=35-37, place Drouet-d’Erlon, => rue de l’Arquebuse.
270 mètres de longueur.
Ancienne rue Large, où Pierre Marie Buirette demeurait au n° 21.

(1783-1866). Manufacturier. Né à Sainte-Ménehould le 28 décembre 1783, mort à Reims, 21, rue Large, le 16 mai 1866. Pierre Marie Buirette fonda plusieurs prix de vertu et légua une importante somme d’argent pour construite des bâtiments à l’Hôtel-Dieu. Il fut président du Conseil des prud’hommes. Mort célibataire, il repose au Cimetière du Nord sous un monument en marbre de Carrare, en forme de sarcophage. Le sculpteur Wendling y a sculpté ses armes parlantes : D’azur au chevron d’argent, à trois burettes, posées deux et un.

 

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