Place des Loges-Coquault

Place des Loges-Coquault – Place des Six-Cadrans

Loges-Coquault, place des [1903].

<= rue Voltaire, rue Chanzy, => rue Gambetta, rue de Contrai.

Là se trouvait, au 17e siècle, l’hôtel de la famille de l’historien Pierre Coquault (15..-1645) et de son neveu l’annaliste Oudart Coquault. En 1654, le lendemain de son sacre, le jeune roi Louis XIV, en se rendant à Saint-Remi, s’arrêta quelques instants dans leur hôtel. En reconstituant la place, en 1903, on voulut rappeler ces faits et faire revivre, sous son ancien nom des Loges Coquault, mais seulement pour les deux maisons faisant face à la rue Chanzy, entre les rues de Contrai et Gambetta. Le mot « loge » est d’origine germanique et on en a tiré le mot « logis ». La place est familièrement désignée (et encore aujourd’hui) place des Six-Cadrans. En 1888, Coutançon, horloger à Creil, demanda la concession d’un emplacement circulaire pour y établir un kiosque-horloge-réclame, donnant l’heure à six cadrans. L’horloge aux six cadrans, qui avait le défaut dit-on, de donner une heure différente sur chaque cadran, a disparu depuis la Première Guerre Mondiale mais le nom rappelé par l’enseigne de la pharmacie, a la vie dure. (La Vie Rémoise)

Carte Postale : collection Pierre Fréville (Amicarte 51)

 

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Le Collège Université, côté rue Voltaire

La carte postale montre la partie du Collège « Université » située Voltaire. Ce grand établissement scolaire occupe presque la totalité de l’îlot compris entre la rue de l’Université, la rue voltaire et la rue de Contrai.

Carte postale semi-moderne : collection Pierre Fréville (Amicarte 51)

 

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Ci-dessous : détail visible sous le porche d’entrée.

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La place des Loges-Coquault avant et après 1914-1918

Loges-Coquault, place des [1903].

<= rue Voltaire, rue Chanzy, => rue Gambetta, rue de Contrai.

Place des Loges-Coquault : c’est le nom officiel de cette place, Pourtant le discours populaire continu de la nommer « place des Six-Cadrans » à cause d’un kiosque-horloge-réclame, donnant l’heure à six cadrans, installé en 1888 par l’horloger Coutançon de Creil et détruite pendant la Première Guerre Mondiale. (La Vie Rémoise)

Les deux avant-après suivant montrent la colonne avant et après la guerre de 1914-1918 :

 

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Une autre vue de la place après guerre, à l’angle de la rue du Jard. (Gallica.bnf.fr)

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Place des Six Cadrans ou place des Loges-Coquault

Cette carte postale a été envoyé le 4 septembre 1917, un soldat adresse sa nouvelle affectation à son correspondant « Le 17e ayant été dissout, je suis parti à la division marocaine. Actuellement au repos, puis à Château-Thierry, on pense repartir d’ici peu mais où ? »

Seule la maison de gauche est encore sur la photographie moderne.

La sculpture de 1991, la Pierre d’heure, un cadran solaire est de Christian Renonciat

Loges-Coquault, place des [1903].

<= rue Voltaire, rue Chanzy, => rue Gambetta, rue de Contrai.

Autrefois en cet endroit, la maison du carrefour qui regarde la rue Chanzy portait sur quatre arcades semblables à celles qui faisaient le tour de la place d’Erlon. Là se trouvait, au 17e siècle, l’hôtel de la famille de l’historien Pierre Coquault (15..-1645) et de son neveu l’annaliste Oudart Coquault. Ici, en 1654, le lendemain de son sacre, le jeune roi Louis XIV, en se rendant à Saint-Remi, s’arrêta quelques instants dans leur hôtel. En reconstituant la place, en 1903, on voulut rappeler ces faits et faire revivre, sous son ancien nom des Loges Coquault, mais seulement pour les deux maisons faisant face à la rue Chanzy, entre les rues de Contrai et Gambetta, la place vulgairement désignée alors, et encore aujourd’hui, sous le titre des Six-Cadrans. En 1888, Coutançon, horloger à Creil, demanda la concession d’un emplacement circulaire pour y établir un kiosque-horloge-réclame, donnant l’heure à six cadrans. L’horloge aux six cadrans, qui avait le défaut, dit-on, de donner une heure différente sur chaque cadran, a disparu depuis longtemps, mais le nom, rappelé par l’enseigne de la pharmacie, a la vie dure. En 1925, un jardin projeté à cet endroit devait s’appeler Square des Anglais en souvenir de la rue des Anglais disparue (voir rue Saint-Just).

Source : Jean-Yves Sureau dans La Vie Rémoise

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