Avant 1914

Boulevard Robespierre

Robespierre, boulevard [1921].

<= rue Émile-Zola, place Luton, => rue Docteur-Lemoine, pont Huet.
Gustave Laurent fit débaptiser en 1921 la partie de la rue Danton comprise entre la rue de Neufchâtel et le pont Huet.

(1758-1794). Homme d’État. Né à Arras le 6 mai 1758, mort sur l’échafaud le 10 thermidor an II. Maximilien Marie Isidore de Robespierre, avocat, député du Tiers-Etat de l’Artois aux États-Généraux de 1789, membre de l’Assemblée constituante de 1789 à 1791, et de la Convention de 1792 à 1794, membre du Grand Comité de Salut public de l’an II. Il institua la Terreur et voulut imposer le culte de l’Être Suprême. Robespierre envoya à Reims, en l’an 2, un représentant du Comité de salut public, porteur d’instructions écrites de sa main pour assurer l’approvisionnement de notre cité. Il ressort de la correspondance du constituant Baron que quelques-uns de nos concitoyens s’adressèrent, en 1791, à Robespierre, pour faire aboutir les revendications de Reims au sein du Comité d’organisation des départements et pour obtenir que la Ville des Sacres devint le chef-lieu du nouveau département de la Marne. (La Vie Rémoise)

A noter qu’il y a dans la Ville des Sacres Royaux, de nombreuses rues portant des noms de Révolutionnaires !

C’est sur ce boulevard que se trouve la Maison d’Arrêt de Reims. Quant à la Gendarmerie qui se trouvait à côté, elle a été détruite en avril 2012 pour laisser la place à des immeubles d’habitation.

Annuaire/Justice.gouv.fr

 

 

 

« A la Glaneuse »

Avant la Première Guerre Mondiale, la place du Forum avait une configuration bien différente de celle d’aujourd’hui. Même son nom a changé car à l’époque elle s’appelait « place des Marchés ».

Alors, s’il est assez facile de situer les célèbres maisons à pans de bois et la halle de pierre (dont la destruction après guerre a permis de découvrir le cryptoportique), il est plus difficile de s’imaginer que deux bâtiments existaient que de part et d’autre de la rue Colbert !

L’un d’eux abritait le magasin « A la Glaneuse » qui était une boutique de soieries, rubans et dentelles et où l’on peux penser qu’il fallait chercher pour trouver la pièce désirée.

Ces deux immeubles seront détruits pendant la Première Guerre Mondiale, ainsi que les maisons historiques.

Heureusement le coin de l’immeuble où est situé la banque donne le seul point de repère. Les maisons à pans de bois étaient situées sur ce côté de la place et la rue des Elus fut élargie à la Reconstruction.

 

 

 

Sur le plan ci-dessous, la flèche rouge indique l’emplacement de l’immeuble du magasin « A la Glaneuse ». A côté, sur la vue actuelle, la même flèche rouge montre l’emplacement ou était l’immeuble. Sur le plan vous pouvez aussi visualiser le deuxième immeuble de l’autre côté de la rue Colbert. Notez également la différence de trajectoire de la rue des Elus qui a gagné en rectitude !

 

 

 

Hôtel de ville : La salle du Conseil Municipal

La salle du conseil Municipal. La carte postale date d’avant la Première Guerre Mondiale. Le 3 mai 1917 l’Hôtel de ville brûle victime des incendies allumés par les obus incendiaires ennemis. Il n’en reste que la carcasse. L’intérieur du bâtiment sera reconstruit dans un style très différent.

La vue actuelle est plus large pour montrer la configuration différente de celle de l’époque.

 

 

 

L’Eglise Saint-Benoît

Construite à partir de 1911 par Max Sainsaulieu (architecte de la Bibliothèque Carnégie), consacrée par Monseigneur Luçon, archevêque de Reims, le 9 novembre1912, l’église St Benoît fut érigée sur les vestiges d’un ancien gibet qui donna son nom au lieu-dit des Trois-Piliers.
 La 1ère guerre mondiale l’endommagea sévèrement, mais elle rouvrit aux paroissiens en 1924. Sa restauration ne se termina vraiment qu’en 1935. Pendant la 2ème guerre mondiale, l’église fut atteinte par une bombe qui n’explosa pas. Peu endommagée, elle rouvrit dès 1945.
 L’architecture de St Benoît est de type basilical romain : une nef rectangulaire sans transept surmontée d’un plafond à caissons (qui confère à l’église une acoustique exceptionnelle), à  deux rangées de colonnes, avec trois absides circulaires. Comme cela est fréquent en Italie, il n’y a pas de clocher surmontant l’église, mais un campanile séparé.
 Max Sainsaulieu ne se contenta pas de faire les plans de l’église, il en réalisa aussi l’aménagement intérieur d’inspiration Art Déco. St Benoît possède également un très bel ensemble de vitraux des Ateliers Simon et De Troeyer. (Source : FlaneriesReims.com)

De la Place des Marchés à la Place du Forum

La carte postale montre la place des Marchés (actuelle place du Forum) avant la Première Guerre Mondiale.

La rue Pluche et l’Hôtel Le Vergeur sont dans le dos du photographe. A droite on voit l’angle de la rue de Tambour. Ce qui est intéressant c’est que nous pouvons voir, dans le prolongement de la rue, l’Impasse du Bras-d’Or. Cette impasse disparaîtra à la Reconstruction.

Le seul point de repère c’est l’immeuble à l’angle de la rue Colbert qui verra cette même Reconstruction lui tronquer son « angle de rue » (il en sera de même pour son homologue lui faisant face, au niveau du « Bar Le Général », mais non visible sur la photo et dont on ne distingue qu’une arcade.

Une partie des célèbres maisons à colombages est visible sur la gauche de la carte, vers la rue des Elus. Elles partiront en fumée pendant l’été 1918 !

– « Bras-d’Or, impasse du » <= 9, place du Forum, 33 mètres de longueur.  De l’enseigne d’une ancienne auberge connue en 1667. Cette impasse aurait porté le nom de rue d’Hautvillers, car s’y trouvait le refuge des moines de l’abbaye d’Hautvillers. (La vie Rémoise)

– « Bras d’Or, impasse du ». Origine : enseigne d’une auberge. Elle donne dans la place du Forum actuelle par le porche d’une maison. Elle ouvrait auparavant 21 place des Marchés. En 1914, on y trouvait l’auberge « du Grand Cerf » et en 04/1791, au numéro 867, l’Hôtel d’Hautvillers. (Reims : Rues et Lieux)

 

Sur le plan ci-dessous, le cercle vert localise la fameuse impasse du Bras-d’Or et la flèche indique la place du photographe.

Vous remarquerez que la rue du Docteur Jacquin n’existe pas, ni le Cours J-B Langlet, ni la rue J-J Rousseau, ni le cours Anatole France, ni la rue Voltaire ! Ces rues seront percées après la Première Guerre Mondiale.

Plan de Reims dit « plan jaune » publié dans L’Illustration en juin 1920 n° 4031

 

 

 

Le Kiosque du Parc de la Patte d’Oie

Daté de 1869, le kiosque en fonte de la Patte-d’Oie se trouve dans l’axe de Promenades. L’escalier qui permet d’y accéder était d’abord intérieur ! Le kiosque a été quasiment refait selon son dessin d’origine lors de la rénovation du parc dans le cadre de l’installation du centre des congrès en 1993-1994.  (« Reims il y a 100 ans en CPA ». Olivier Rigaud, éditions Patrimoines-Médias.)

 

 

 

Le bassin du port

Cet avant-après est significatif du changement industriel et commercial de la ville qui s’est effectué en plus d’un siècle : le port fluvial s’est transformé en port de plaisance et les cheminées des usines ont disparu.

Carte postale : collection Véronique Valette

 

 

 

Le pont de la rue Polonceau

Le secteur de la Chaussée Bocquaine a été très bouleversé depuis le siècle dernier, surtout avec l’arrivée de la « Voie Jean Taittinger » (ex autoroute A4).
« L’ancienne rue Polonceau fut dénommée en 1887 en place de la Chaussée Hannier. Elle rejoignait la rue Souyn en passant sur la Rivière-Brûlée et s’appela en 1925 « rue Polonceau » (du pont sur la Vesle au pont sur la rivière Brûlée, et « rue Souyn » de ce dernier pont à la rue de Courlancy. A la suite de sa disparition en 1978, on dénomma une allée Polonceau. » (La Vie Rémoise)
La rue Polonceau était presque en prolongement de la rue Libergier, mais de l’autre côté du canal.
La rivière Brûlée, quant à elle, était un bras de la Vesle qui passait aux environs de l’actuel Parc Léo Lagrange. Devenue un cloaque, elle fut remblayée dans les années 1970 et disparue définitivement.
Cet avant-après est très approximatif car le cours de la Vesle a été modifié et le pont Polonceau, où a été prise la carte postale, était en fait plus près du canal, à la place de la voie rapide !  La photo actuelle est prise en contre-bas du pont Charles-de-Gaulle vers le Centre International de Séjour.
Carte postale : collection Pierre Fréville (Amicarte 51)
Par la suite, le pont de bois fut remplacé par un pont métallique. Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)
La rivière Brûlée (carte postale : collection Pierre Fréville)

Avenue de Laon

La carte postale est prise dans l’avenue de Laon, au niveau du croisement avec la rue Danton à droite et le boulevard Charles Arnould à gauche.  De nos jours le dépôt du nouveau tramway n’est plus avenue de Laon, les « cycles Motte Frères » sont remplacés respectivement par une agence de location (Century 21)  ; quant aux « Etablissements Economiques », de l’autre côté de l’avenue, ils ont donné leur place au coiffeur « Alain Domin ».

La vue est prise en direction de la place des Belges.

Carte postale : Michel Thibault (Amicarte 51)

 

 

 

La patinoire Saint-Charles

« En 1887 la société du Grand Bailla décide avec l’accord de la ville de réaliser un bassin de patinage à Saint-Charles, en bordure du canal sur un pré marécageux.
L’inauguration a lieu le 5 janvier 1889. Des fêtes de nuit sont organisées sur la glace.
La patinoire de Saint-Charles a fonctionné jusqu’en 1967, date de l’ouverture de la patinoire olympique de la Chaussée Bocquaine.
(Source et CPA : Michel Thibault : Reims d’Hier à aujourd’hui, Editions Sutton) »
Aujourd’hui le terrain est en partie remblayé et depuis quelques mois il est aménagé pour la Coulée Verte avec des aménagements sportifs. Il est situé entre le pont de Soissons (ligne SNCF) et le canal.

Le pont de Saint-Brice-Courcelles

Comme le pont de Vesle, le pont de St-Brice-Courcelles a connu bien des transformations.
Sur la carte postale on le voit au début du XXe siècle avec son arrêt pour le C.B.R.
Détruit en 1914-1918, le pont fut reconstruit puis fut de nouveau détruit en 1940. Un pont métallique est installé sous l’Occupation et sera utilisé parles troupes américaines à la libération de la ville.
En 1947, le pont actuel en béton armé est légèrement décalé, et est érigé en prolongement de la rue Pierre Maître (rue Ernest-Renan à l’époque).
Aujourd’hui on peut toujours voir les fondations des ponts précédents.
Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)

Rue Libergier au début du XXe siècle

Carte postale ancienne : Pierre Fréville. Photographie récente de 2012

Malgré l’écriture on aperçoit bien les deux cheminées d’usine de l’autre côté de la Vesle, du côté de l’actuel quartier Courlancy.
On peut lire que, déjà à cette époque, il y avait des collectionneurs de cartes postales et que ceux-ci essayaient d’échanger leurs doublons.

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Les Abattoirs

Les abattoirs construits au lieu-dit « La Barbacane » dans le quartier de l’Avenue de Paris, furent ouverts le 24 octobre 1839. En partie démolis au cours de la Première Guerre Mondiale, il furent restaurés et modernisés.

Ils ont aujourd’hui disparu et, au début des années 1990 ils ont été remplacés par un ensemble immobilier et la polyclinique « Les Bleuets ».

Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)

 

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Le Pont de l’Avenue de Laon

La Reconstruction commence après les destructions dévastatrices de 1914-1918.

Laon, avenue de [1885].

<= 2, place de la République, => avenue Nationale.
1900 mètres de longueur en 1929 et aujourd’hui 2626 mètres.
Le Faubourg de Saint-Thomas, qu’on appela aussi Faubourg de Mars, puis Faubourg de La Neuvillette, prit officiellement le nom de rue du Faubourg de Laon en 1841.
En 1885 l’ancienne rue du Faubourg-de-Laon fut transformée en rue de Laon. Le quartier de Laon, relié à la ville par une place monumentale, ne pouvait plus être considéré comme un faubourg. Mais quelques jours plus tard il fut décidé de l’appeler avenue de Laon à la suite d’une pétition signée par un grand nombre d’habitants de la rue du Faubourg-de-Laon.

Source Jean-Yves Sureau : La Vie Rémoise

L’Avenue de Laon est rattachée à la place de la République par le Pont de Laon qui enjambe les voies du réseau ferré. La gare de Reims est située à quelques centaines de mètres sur la gauche.

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La Vesle derrière la propriété d’Edouard Redont

La carte postale montre la Vesle au niveau du jardin de la maison d’Edouard Redont qui était située à l’emplacement de l’actuelle « Comédie ». La vue actuelle est prise depuis le pont de Vesle.
A gauche, la rangée d’arbres qui borde le canal a aujourd’hui disparu.
La Vesle était beaucoup plus large à cet endroit, on peut constater aujourd’hui que la traversée urbaine dite « Voie Jean Taittinger » est en partie à sa place.
Bien sûr la hauteur de l’actuel pont de Vesle  est plus importante que le pont qui traversait la Vesle au début du XXe siècle.
Cet avant-après est donc très approximatif mais permet de situer cette carte postale avec le petit édicule de « style Redont » qui était dans le jardin de la propriété du célèbre paysagiste (remplacé maintenant par l’arboretum) et les lavoirs sur la Vesle qui se trouveraient, s’ils n’avaient pas été démolis, derrière le Centre International de Séjour.
Voir sur « La Documentation de Reims Avant », l’article sur la Maison Redont : cliquez ICI

La carte postale ci-dessous montre l’extrémité de la propriété mais vue dans l’autres sens :
 
Collection Pierre Fréville (Amicarte 51).

L’Hospice Roederer-Boisseau

Résidence pour personnes âgées fondée grâce au legs de Marie-Louise Boisseau, veuve d’Eugène Roederer ; dès sa création elle est attribuée aux Hospices civils de Reims (devenus Centre Hospitalier Régional Universitaire)
Confiée aux Sœurs de la Charité (1899/1900-mai 1902), puis (jusqu’en 1996) aux Religieuses augustines de l’Hôtel-Dieu de Reims. Fondation Roederer-Boisseau depuis 1971. Située 72 rue de Courlancy.

Fondation Roederer-Boisseau

 

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Rue de Courlancy

– Courlancy, rue de (baptisée en 1873). Le fief de Courlancy ou Courcelancy est cité au 14ème siècle. En 1935, on voyait au numéro 30 la « Brasserie Malterie du Sicambre ». A l’angle avec l’avenue de Gaulle en 1905, une « clinique chirurgicale  » s’est installée dans les bâtiments de la congrégation de Nazareth. C’est devenu la « clinique Courlancy  » actuelle.
4 noms précédents concomitants ou successifs :
-1-A- Courcelance, faubourg de (ou ci-dessous) connu en 1334 comme seigneurie, d’après les archives de l’archevêché.
-1-B- Courcelance, rue de (ou ci-dessous)
-1-C- Courcelancy, rue de
-1-D- Courlancy, chemin de (baptisé en 1856)

(Reims, rues et lieux)

Carte postale : collection Monsieur Belarbi

La vue est prise de la place Sainte-Anne.

 

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La place et l’école Sainte-Anne

Cette carte postale du début du XXe siècle montre la place Sainte-Anne vue depuis la rue de la Maison-Blanche. Au premier plan vous remarquerez les rails du C.B.R. (ligne Reims-Bezannes-Pargny-Dormans).

Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51).

 

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La machine élévatoire des eaux

En 1747, le Père Féry de l’ordre des Minimes conçoit une machine élévatoire des eaux. Elle est construite l’année suivante pour alimenter la ville en eau potable grâce à un réservoir de 751 mètres cubes. Un réseau de 18 fontaines financées par un don de 150 000 livres du chanoine Godinot viendra la compléter.

Aujourd’hui, il ne subsiste plus que la fontaine des Carmes rue du Barbâtre,  la fontaine du Marché-aux-Blés, aujourd’hui dans le cloître de l’abbaye Saint-Rémi et la fontaine des Boucheries replacée en 2009 sur la place Jules-Lobet pour laisser l’axe du Cours Langlet au tramway.

Le bâtiment est situé à l’angle de la rue de Taissy et de la rue de l’Usine.  Une plaque commémorative est toujours visible sur la façade.

La photo N&B date de 1975 (collection Gilles Labbe).

 

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Le canal et la passerelle pivotante

Percé à partir de 1841 et achevé en 1866, le canal de l’Aisne à la Marne a permis d’apporter à Reims toutes sortes de matériaux dont le charbon et le sable pour permettre aux verreries de fabriquer les bouteilles de Champagne.

Des passerelles facilitaient le passage des passants et des charrettes. C’est le cas de la passerelle située à l’extrémité Ouest du port et qui a totalement disparu, remplacée de nos jours par le pont « Charles-de-Gaulle ». Pour plus de précision, c’était en fait un pont tournant qui pivotait pour laisser le passage des péniches.

 

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