Avant 1914

La place et l’école Sainte-Anne

Cette carte postale du début du XXe siècle montre la place Sainte-Anne vue depuis la rue de la Maison-Blanche. Au premier plan vous remarquerez les rails du C.B.R. (ligne Reims-Bezannes-Pargny-Dormans).

Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51).

 

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La machine élévatoire des eaux

En 1747, le Père Féry de l’ordre des Minimes conçoit une machine élévatoire des eaux. Elle est construite l’année suivante pour alimenter la ville en eau potable grâce à un réservoir de 751 mètres cubes. Un réseau de 18 fontaines financées par un don de 150 000 livres du chanoine Godinot viendra la compléter.

Aujourd’hui, il ne subsiste plus que la fontaine des Carmes rue du Barbâtre,  la fontaine du Marché-aux-Blés, aujourd’hui dans le cloître de l’abbaye Saint-Rémi et la fontaine des Boucheries replacée en 2009 sur la place Jules-Lobet pour laisser l’axe du Cours Langlet au tramway.

Le bâtiment est situé à l’angle de la rue de Taissy et de la rue de l’Usine.  Une plaque commémorative est toujours visible sur la façade.

La photo N&B date de 1975 (collection Gilles Labbe).

 

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Le canal et la passerelle pivotante

Percé à partir de 1841 et achevé en 1866, le canal de l’Aisne à la Marne a permis d’apporter à Reims toutes sortes de matériaux dont le charbon et le sable pour permettre aux verreries de fabriquer les bouteilles de Champagne.

Des passerelles facilitaient le passage des passants et des charrettes. C’est le cas de la passerelle située à l’extrémité Ouest du port et qui a totalement disparu, remplacée de nos jours par le pont « Charles-de-Gaulle ». Pour plus de précision, c’était en fait un pont tournant qui pivotait pour laisser le passage des péniches.

 

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Les écoles de l’avenue de Laon

Cet ensemble scolaire se situait sur l’avenue de Laon, à l’angle de la rue du Mont d’Arène. C’est aujourd’hui une résidence de personnes âgées.

L’école datait de la deuxième moitié du XIXe siècle (1851) et figure sur un plan de 1868. Elle a été démoli en 1970.
La maternelle de la rue du Mont-d’Arène a été dirigée de 1888 à 1917 par Marie-Clémence Fouriaux qui eut une conduite héroïque pendant la Grande Guerre.
Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)
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L’Hôtel Musée Le Vergeur

Détruit pendant le premier conflit mondial, l’Hôtel Le Vergeur est reconstruit dans un style historiciste médiéval par l’architecte Adolphe Prost.

Cette reconstruction va faire mentir les adeptes du « c’était mieux avant » !

Carte postale ancienne d’Olivier Rigaud.

 

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La rue de Talleyrand

Carte postale ancienne de la rue de Talleyrand faite juste avant la Première guerre Mondiale et prise en direction de la place Myron-Herrick. Remarquez l’immeuble de style « Art-Nouveau » situé à gauche du carrefour avec la rue du Cadran-Saint-Pierre. (Voir également ICI)

 

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Kermesse des écoles laïques devant l’Hôtel de Ville

Cette carte postale a été envoyée en 1907.

En 1899, pour la première fois s’organisa une fête de bienfaisance au profit de la Caisse des écoles, sous le patronage de la municipalité de Maurice Noirot. […] Grâce à une tombola, elle laissa des bénéfices très appréciables destinés à récompenser par un voyage utile et agréable les enfants reçus aux examens du certificat d’études primaires.

En 1900 l’idée fut reprise afin de procurer l’argent nécessaire pour un voyage à Paris pour visiter l’Exposition universelle.

Ensuite la Kermesse se répéta tous les ans jusqu’à juillet 1914, elle reprit en 1923 jusqu’en 1939 pour reprendre en 1946 jusqu’en 1999, il ne reste plus maintenant qu’une kermesse des élèves les samedis après-midi en fin d’année scolaire mais il n’y a plus de chars ni de défilés.

Source : Michel Thibault, L’École à Reims, éd. Alan Sutton, 2009.

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Le Pont de Pierre ancien Pont de Vesle

En bas de la rue de Vesle, avant la Première Guerre Mondiale, une passerelle métallique enjambait le canal et le Pont de Pierre (notre carte postale) passait sur la Vesle qui était beaucoup plus large. Ensuite le pont de Vesle a été construit pour passer, d’un bond, sur le canal et la Vesle, puis a été modifié pour survoler également l’autoroute A4 (aujourd’hui Voie Taittinger). L’actuel Centre Saint-Exupéry a remplacé la propriété de l’architecte paysagiste Edouard Redont et le « Café National » est devenu « Le National ».

A l’époque cette partie de la « Rue du Colonel-Fabien » s’appelait encore « Rue de Vesle ».

Voir sur ce site « le Café National »

 

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Place des Loges-Coquault – Place des Six-Cadrans

Loges-Coquault, place des [1903].

<= rue Voltaire, rue Chanzy, => rue Gambetta, rue de Contrai.

Là se trouvait, au 17e siècle, l’hôtel de la famille de l’historien Pierre Coquault (15..-1645) et de son neveu l’annaliste Oudart Coquault. En 1654, le lendemain de son sacre, le jeune roi Louis XIV, en se rendant à Saint-Remi, s’arrêta quelques instants dans leur hôtel. En reconstituant la place, en 1903, on voulut rappeler ces faits et faire revivre, sous son ancien nom des Loges Coquault, mais seulement pour les deux maisons faisant face à la rue Chanzy, entre les rues de Contrai et Gambetta. Le mot « loge » est d’origine germanique et on en a tiré le mot « logis ». La place est familièrement désignée (et encore aujourd’hui) place des Six-Cadrans. En 1888, Coutançon, horloger à Creil, demanda la concession d’un emplacement circulaire pour y établir un kiosque-horloge-réclame, donnant l’heure à six cadrans. L’horloge aux six cadrans, qui avait le défaut dit-on, de donner une heure différente sur chaque cadran, a disparu depuis la Première Guerre Mondiale mais le nom rappelé par l’enseigne de la pharmacie, a la vie dure. (La Vie Rémoise)

Carte Postale : collection Pierre Fréville (Amicarte 51)

 

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Le Gymnase du Collège d’Athlètes

Lors des jeux olympiques de Stockholm de 1912, les athlètes Allemands ont un meilleur niveau que les Français et le contexte de l’époque rend inacceptable ces résultats peu élogieux pour la France. Il est indispensable d’avoir recours à une autre philosophie de préparation sportive,  il est fait appel au lieutenant de vaisseau Georges Hebert, il a une réputation de préparateur physique hors pair pour avoir entraîné plusieurs détachements de fusiliers marins à Lorient.

Melchior de Polignac (Président de la maison de champagne Pommery)  est convaincu de la méthode prônée par Georges Hebert. Ainsi le Collège d’athlètes va voir le jour à Reims par la mise à disposition par Melchior de Polignac de son parc et de l’apport financier, nécessaire à la construction des bâtiments et équipements sportifs. C’est une première en France et le 19 octobre 1913, le Président Raymond Poincaré vient inaugurer ce complexe sportif très moderne. Ces installations seront éphémères, la Grande Guerre détruira la majeure partie des installations et fera des victimes parmi les athlètes (Jean Bouin…), mais l’idée de la professionnalisation des éducateurs physiques était lancée.  Aujourd’hui, quelques pavillons restaurés et la piste de course sont visibles dans le parc de Champagne. (La Marne 14-18.com)

Le grand gymnase couvert sera détruit pendant la guerre et non reconstruit.

Calendar.org

 

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Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)

 

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Le Tramway devant le Cimetière de l’Est

C’est en 1900 que Reims décide de moderniser son réseau de transports en commun en remplaçant les vieux tramways à chevaux, que l’on appelait les « cars à crottins », par des tramways électriques, qui seront eux surnommés « cars électriques » !!!

La carte postale est début du XXe siècle et montre la motrice n° 58 de la ligne n° 1 (Faubourg Cérès – La Haubette) arborant une publicité pour « Ricqlès ». Elle est stationnée au terminus devant le cimetière de l’Est.

 

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Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)

 

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La place des Loges-Coquault avant et après 1914-1918

Loges-Coquault, place des [1903].

<= rue Voltaire, rue Chanzy, => rue Gambetta, rue de Contrai.

Place des Loges-Coquault : c’est le nom officiel de cette place, Pourtant le discours populaire continu de la nommer « place des Six-Cadrans » à cause d’un kiosque-horloge-réclame, donnant l’heure à six cadrans, installé en 1888 par l’horloger Coutançon de Creil et détruite pendant la Première Guerre Mondiale. (La Vie Rémoise)

Les deux avant-après suivant montrent la colonne avant et après la guerre de 1914-1918 :

 

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Une autre vue de la place après guerre, à l’angle de la rue du Jard. (Gallica.bnf.fr)

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Rue Clovis-Chézel

Chézel, rue Clovis [1941].

<= Pont de Fléchambault, => place Sainte-Anne.
Ancienne rue du Faubourg-Fléchambault, dans le quartier longtemps habité par le populaire « papa Chézel ».
430 mètres de longueur.

(1862-1941). Adjoint au maire. Né à Reims, 3, rue Saint-Nicaise, le 24 juin 1862, y est mort, 40, rue Chanteraine, le 6 mars 1941.Clovis Désiré Chézel, ouvrier tisseur, devint conseiller municipal en 1892, puis à nouveau en 1900 jusqu’à sa mort. Il fut nommé adjoint au maire de Reims en 1919, et reçut la Légion d’honneur. Il fut gérant d’une succursale des Comptoirs Français à Sainte-Anne, terminus du tramway, après la Grande Guerre, tenue par les demoiselles Chézel, ses filles. Il épousa à Reims, en 1886, Marie Julie Lemart, puis, en 1922, Marie Augustine Coutures et repose au Cimetière du Sud. (La Vie Rémoise)

A la fin du XIXe siècle, le quartier Sainte-Anne était appelé « Faubourg Fléchambault ».

 

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Carte postale : Michel Thibault (Amicarte 51)

 

La rue Irénée-Lelièvre, vue du canal

Lelièvre, rue Irénée [1908].

<= 181-187, rue de Vesle, => 5-7, boulevard Paul-Doumer.
55 mètres de longueur.
Ancienne rue de la Tannerie. Gustave Laurent demanda, en 1903, qu’on lui donne le nom de rue Corbineau.

(1832-1899). Né à Reims le 26 avril 1832, y est décédé, 115, rue de Courlancy, le 21 août 1899. Constant Irénée Lelièvre, ouvrier mécanicien, se créa une certaine situation et consacra à l’éducation et à la cause du peuple ses connaissances diverses. Conseiller municipal, puis conseiller d’arrondissement, vice-président du Comité rémois de la Ligue de l’Enseignement, dont il fut un des conférenciers. Lelièvre présenta aux expositions des mémoires et des travaux sur les habitations ouvrières, sur les caisses de retraite et créa à Reims la Société mutuelle immobilière de l’Union Foncière, dont il fut le président pendant 18 ans. Il épousa Virginie Demade et fut inhumé au Cimetière de l’Ouest, en fosse commune. (La Vie Rémoise)

Aujourd’hui la rampe d’accès au pont du Général-de-Gaulle masque la rue telle que l’a vue le photographe de l’époque.

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Carte postale : collection Pierre Fréville (Amicarte 51)

Le Pont de Venise vu du canal

Ouverte à la circulation en 1907, la passerelle en béton de la rue de Venise permet aux piétons de franchir le canal en leur offrant un point de vue privilégié. Elle relie la rue de Venise à la rue du Pont-Neuf (actuelle rue Léo-Lagrange).

Juste à côté un pont tournant donne alternativement le passage aux péniches et aux voitures hippomobiles, charrettes à bras, vélos et premiers véhicules à moteur.

Aujourd’hui le pont enjambe à la fois le canal, la Vesle et la Voie Taittinger (ex-autoroute A4).

 

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Carte postale : collection Véronique Valette

 

La place Sainte-Anne

Place Sainte-Anne au coin de la rue de Louvois et de la rue D’Estienne d’Orves (appelée Rue de Champfleury sur la carte).  Au centre, le bar « Ste-Anne » a fait place aujourd’hui au bar-tabac « Le Bergerac ».

 

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Carte postale : collection Pierre Fréville (Amicarte 51)

 

Rue Saint-Julien

Cette rue relie les places Saint-Timothée et Saint-Remi.

Saint-Julien, rue [1841].
<= 24-26, place Saint-Timothée, => 2, place Saint-Remi.
80 mètres de longueur.
Ancienne rue de la Bonne Femme, d’une enseigne qui existait encore au 19e siècle.

La vieille église Saint-Julien, aurait été construite en 534 et renfermait les reliques de saint Julien. Laissée à l’abandon, elle finit comme auberge et fut démolie à la Révolution. En 1912, la municipalité fit transporter les vestiges de l’église dans le jardin au chevet de Saint-Remi. (La Vie Rémoise)

 

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La place d’Erlon avant la guerre

Sur la carte postale ancienne la gare est bien visible, elle est maintenant cachée par les arbres du square Colbert. Le Continental existait déjà.

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La Place des Marchés et la Halle

La place des Marchés est aujourd’hui la place du Forum. La Halle en pierres (située devant l’Hôtel Le Vergeur) va résister à la Première Guerre Mondiale mais sera détruite à la reconstruction de la ville pour être remplacée par la Grande Halle du Boulingrin. Sa destruction permettra de mettre à jour le Cryptoportique.

 

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Un coin de la rue Buirette

Cette première carte a été envoyée le 17 mai 1907

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Cette seconde carte n’a pas voyagé, mais le premier immeuble à gauche, entre autres, est bien de l’époque de la Reconstruction de la ville, un peu plus loin, on voit les anciens Grands Garages de Champagne en blanc.

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