Avant 1914

Le Kiosque du Parc de la Patte d’Oie

Daté de 1869, le kiosque en fonte de la Patte-d’Oie se trouve dans l’axe de Promenades. L’escalier qui permet d’y accéder était d’abord intérieur ! Le kiosque a été quasiment refait selon son dessin d’origine lors de la rénovation du parc dans le cadre de l’installation du centre des congrès en 1993-1994.  (« Reims il y a 100 ans en CPA ». Olivier Rigaud, éditions Patrimoines-Médias.)

 

 

 

Le bassin du port

Cet avant-après est significatif du changement industriel et commercial de la ville qui s’est effectué en plus d’un siècle : le port fluvial s’est transformé en port de plaisance et les cheminées des usines ont disparu.

Carte postale : collection Véronique Valette

 

 

 

Le pont de la rue Polonceau

Le secteur de la Chaussée Bocquaine a été très bouleversé depuis le siècle dernier, surtout avec l’arrivée de la « Voie Jean Taittinger » (ex autoroute A4).
« L’ancienne rue Polonceau fut dénommée en 1887 en place de la Chaussée Hannier. Elle rejoignait la rue Souyn en passant sur la Rivière-Brûlée et s’appela en 1925 « rue Polonceau » (du pont sur la Vesle au pont sur la rivière Brûlée, et « rue Souyn » de ce dernier pont à la rue de Courlancy. A la suite de sa disparition en 1978, on dénomma une allée Polonceau. » (La Vie Rémoise)
La rue Polonceau était presque en prolongement de la rue Libergier, mais de l’autre côté du canal.
La rivière Brûlée, quant à elle, était un bras de la Vesle qui passait aux environs de l’actuel Parc Léo Lagrange. Devenue un cloaque, elle fut remblayée dans les années 1970 et disparue définitivement.
Cet avant-après est très approximatif car le cours de la Vesle a été modifié et le pont Polonceau, où a été prise la carte postale, était en fait plus près du canal, à la place de la voie rapide !  La photo actuelle est prise en contre-bas du pont Charles-de-Gaulle vers le Centre International de Séjour.
Carte postale : collection Pierre Fréville (Amicarte 51)
Par la suite, le pont de bois fut remplacé par un pont métallique. Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)
La rivière Brûlée (carte postale : collection Pierre Fréville)

Avenue de Laon

La carte postale est prise dans l’avenue de Laon, au niveau du croisement avec la rue Danton à droite et le boulevard Charles Arnould à gauche.  De nos jours le dépôt du nouveau tramway n’est plus avenue de Laon, les « cycles Motte Frères » sont remplacés respectivement par une agence de location (Century 21)  ; quant aux « Etablissements Economiques », de l’autre côté de l’avenue, ils ont donné leur place au coiffeur « Alain Domin ».

La vue est prise en direction de la place des Belges.

Carte postale : Michel Thibault (Amicarte 51)

 

 

 

La patinoire Saint-Charles

« En 1887 la société du Grand Bailla décide avec l’accord de la ville de réaliser un bassin de patinage à Saint-Charles, en bordure du canal sur un pré marécageux.
L’inauguration a lieu le 5 janvier 1889. Des fêtes de nuit sont organisées sur la glace.
La patinoire de Saint-Charles a fonctionné jusqu’en 1967, date de l’ouverture de la patinoire olympique de la Chaussée Bocquaine.
(Source et CPA : Michel Thibault : Reims d’Hier à aujourd’hui, Editions Sutton) »
Aujourd’hui le terrain est en partie remblayé et depuis quelques mois il est aménagé pour la Coulée Verte avec des aménagements sportifs. Il est situé entre le pont de Soissons (ligne SNCF) et le canal.

Le pont de Saint-Brice-Courcelles

Comme le pont de Vesle, le pont de St-Brice-Courcelles a connu bien des transformations.
Sur la carte postale on le voit au début du XXe siècle avec son arrêt pour le C.B.R.
Détruit en 1914-1918, le pont fut reconstruit puis fut de nouveau détruit en 1940. Un pont métallique est installé sous l’Occupation et sera utilisé parles troupes américaines à la libération de la ville.
En 1947, le pont actuel en béton armé est légèrement décalé, et est érigé en prolongement de la rue Pierre Maître (rue Ernest-Renan à l’époque).
Aujourd’hui on peut toujours voir les fondations des ponts précédents.
Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)

Rue Libergier au début du XXe siècle

Carte postale ancienne : Pierre Fréville. Photographie récente de 2012

Malgré l’écriture on aperçoit bien les deux cheminées d’usine de l’autre côté de la Vesle, du côté de l’actuel quartier Courlancy.
On peut lire que, déjà à cette époque, il y avait des collectionneurs de cartes postales et que ceux-ci essayaient d’échanger leurs doublons.

libergier-P-Freville-2012

Les Abattoirs

Les abattoirs construits au lieu-dit « La Barbacane » dans le quartier de l’Avenue de Paris, furent ouverts le 24 octobre 1839. En partie démolis au cours de la Première Guerre Mondiale, il furent restaurés et modernisés.

Ils ont aujourd’hui disparu et, au début des années 1990 ils ont été remplacés par un ensemble immobilier et la polyclinique « Les Bleuets ».

Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)

 

Abattoirs-RA

 

 

Le Pont de l’Avenue de Laon

La Reconstruction commence après les destructions dévastatrices de 1914-1918.

Laon, avenue de [1885].

<= 2, place de la République, => avenue Nationale.
1900 mètres de longueur en 1929 et aujourd’hui 2626 mètres.
Le Faubourg de Saint-Thomas, qu’on appela aussi Faubourg de Mars, puis Faubourg de La Neuvillette, prit officiellement le nom de rue du Faubourg de Laon en 1841.
En 1885 l’ancienne rue du Faubourg-de-Laon fut transformée en rue de Laon. Le quartier de Laon, relié à la ville par une place monumentale, ne pouvait plus être considéré comme un faubourg. Mais quelques jours plus tard il fut décidé de l’appeler avenue de Laon à la suite d’une pétition signée par un grand nombre d’habitants de la rue du Faubourg-de-Laon.

Source Jean-Yves Sureau : La Vie Rémoise

L’Avenue de Laon est rattachée à la place de la République par le Pont de Laon qui enjambe les voies du réseau ferré. La gare de Reims est située à quelques centaines de mètres sur la gauche.

pontdelaon-ra

 

La Vesle derrière la propriété d’Edouard Redont

La carte postale montre la Vesle au niveau du jardin de la maison d’Edouard Redont qui était située à l’emplacement de l’actuelle « Comédie ». La vue actuelle est prise depuis le pont de Vesle.
A gauche, la rangée d’arbres qui borde le canal a aujourd’hui disparu.
La Vesle était beaucoup plus large à cet endroit, on peut constater aujourd’hui que la traversée urbaine dite « Voie Jean Taittinger » est en partie à sa place.
Bien sûr la hauteur de l’actuel pont de Vesle  est plus importante que le pont qui traversait la Vesle au début du XXe siècle.
Cet avant-après est donc très approximatif mais permet de situer cette carte postale avec le petit édicule de « style Redont » qui était dans le jardin de la propriété du célèbre paysagiste (remplacé maintenant par l’arboretum) et les lavoirs sur la Vesle qui se trouveraient, s’ils n’avaient pas été démolis, derrière le Centre International de Séjour.
Voir sur « La Documentation de Reims Avant », l’article sur la Maison Redont : cliquez ICI

La carte postale ci-dessous montre l’extrémité de la propriété mais vue dans l’autres sens :
 
Collection Pierre Fréville (Amicarte 51).

L’Hospice Roederer-Boisseau

Résidence pour personnes âgées fondée grâce au legs de Marie-Louise Boisseau, veuve d’Eugène Roederer ; dès sa création elle est attribuée aux Hospices civils de Reims (devenus Centre Hospitalier Régional Universitaire)
Confiée aux Sœurs de la Charité (1899/1900-mai 1902), puis (jusqu’en 1996) aux Religieuses augustines de l’Hôtel-Dieu de Reims. Fondation Roederer-Boisseau depuis 1971. Située 72 rue de Courlancy.

Fondation Roederer-Boisseau

 

Hospice-Roederer2-RA

 

Rue de Courlancy

– Courlancy, rue de (baptisée en 1873). Le fief de Courlancy ou Courcelancy est cité au 14ème siècle. En 1935, on voyait au numéro 30 la « Brasserie Malterie du Sicambre ». A l’angle avec l’avenue de Gaulle en 1905, une « clinique chirurgicale  » s’est installée dans les bâtiments de la congrégation de Nazareth. C’est devenu la « clinique Courlancy  » actuelle.
4 noms précédents concomitants ou successifs :
-1-A- Courcelance, faubourg de (ou ci-dessous) connu en 1334 comme seigneurie, d’après les archives de l’archevêché.
-1-B- Courcelance, rue de (ou ci-dessous)
-1-C- Courcelancy, rue de
-1-D- Courlancy, chemin de (baptisé en 1856)

(Reims, rues et lieux)

Carte postale : collection Monsieur Belarbi

La vue est prise de la place Sainte-Anne.

 

RueCourlancy-RA

 

 

La place et l’école Sainte-Anne

Cette carte postale du début du XXe siècle montre la place Sainte-Anne vue depuis la rue de la Maison-Blanche. Au premier plan vous remarquerez les rails du C.B.R. (ligne Reims-Bezannes-Pargny-Dormans).

Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51).

 

EcoleSt-Anne-RA

 

La machine élévatoire des eaux

En 1747, le Père Féry de l’ordre des Minimes conçoit une machine élévatoire des eaux. Elle est construite l’année suivante pour alimenter la ville en eau potable grâce à un réservoir de 751 mètres cubes. Un réseau de 18 fontaines financées par un don de 150 000 livres du chanoine Godinot viendra la compléter.

Aujourd’hui, il ne subsiste plus que la fontaine des Carmes rue du Barbâtre,  la fontaine du Marché-aux-Blés, aujourd’hui dans le cloître de l’abbaye Saint-Rémi et la fontaine des Boucheries replacée en 2009 sur la place Jules-Lobet pour laisser l’axe du Cours Langlet au tramway.

Le bâtiment est situé à l’angle de la rue de Taissy et de la rue de l’Usine.  Une plaque commémorative est toujours visible sur la façade.

La photo N&B date de 1975 (collection Gilles Labbe).

 

chadeau-gl-ra

 

Chdeau5

 

Le canal et la passerelle pivotante

Percé à partir de 1841 et achevé en 1866, le canal de l’Aisne à la Marne a permis d’apporter à Reims toutes sortes de matériaux dont le charbon et le sable pour permettre aux verreries de fabriquer les bouteilles de Champagne.

Des passerelles facilitaient le passage des passants et des charrettes. C’est le cas de la passerelle située à l’extrémité Ouest du port et qui a totalement disparu, remplacée de nos jours par le pont « Charles-de-Gaulle ». Pour plus de précision, c’était en fait un pont tournant qui pivotait pour laisser le passage des péniches.

 

canal-passerel-bk-ra

 

Les écoles de l’avenue de Laon

Cet ensemble scolaire se situait sur l’avenue de Laon, à l’angle de la rue du Mont d’Arène. C’est aujourd’hui une résidence de personnes âgées.

L’école datait de la deuxième moitié du XIXe siècle (1851) et figure sur un plan de 1868. Elle a été démoli en 1970.
La maternelle de la rue du Mont-d’Arène a été dirigée de 1888 à 1917 par Marie-Clémence Fouriaux qui eut une conduite héroïque pendant la Grande Guerre.
Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)
avlaon-ecoles

L’Hôtel Musée Le Vergeur

Détruit pendant le premier conflit mondial, l’Hôtel Le Vergeur est reconstruit dans un style historiciste médiéval par l’architecte Adolphe Prost.

Cette reconstruction va faire mentir les adeptes du « c’était mieux avant » !

Carte postale ancienne d’Olivier Rigaud.

 

le-vergeur-ra

 

63-levergeur-ra

 

La rue de Talleyrand

Carte postale ancienne de la rue de Talleyrand faite juste avant la Première guerre Mondiale et prise en direction de la place Myron-Herrick. Remarquez l’immeuble de style « Art-Nouveau » situé à gauche du carrefour avec la rue du Cadran-Saint-Pierre. (Voir également ICI)

 

Talleyrand-CadStPierre2-RA

 

Kermesse des écoles laïques devant l’Hôtel de Ville

Cette carte postale a été envoyée en 1907.

En 1899, pour la première fois s’organisa une fête de bienfaisance au profit de la Caisse des écoles, sous le patronage de la municipalité de Maurice Noirot. […] Grâce à une tombola, elle laissa des bénéfices très appréciables destinés à récompenser par un voyage utile et agréable les enfants reçus aux examens du certificat d’études primaires.

En 1900 l’idée fut reprise afin de procurer l’argent nécessaire pour un voyage à Paris pour visiter l’Exposition universelle.

Ensuite la Kermesse se répéta tous les ans jusqu’à juillet 1914, elle reprit en 1923 jusqu’en 1939 pour reprendre en 1946 jusqu’en 1999, il ne reste plus maintenant qu’une kermesse des élèves les samedis après-midi en fin d’année scolaire mais il n’y a plus de chars ni de défilés.

Source : Michel Thibault, L’École à Reims, éd. Alan Sutton, 2009.

Fête des écoles 1907

Le Pont de Pierre ancien Pont de Vesle

En bas de la rue de Vesle, avant la Première Guerre Mondiale, une passerelle métallique enjambait le canal et le Pont de Pierre (notre carte postale) passait sur la Vesle qui était beaucoup plus large. Ensuite le pont de Vesle a été construit pour passer, d’un bond, sur le canal et la Vesle, puis a été modifié pour survoler également l’autoroute A4 (aujourd’hui Voie Taittinger). L’actuel Centre Saint-Exupéry a remplacé la propriété de l’architecte paysagiste Edouard Redont et le « Café National » est devenu « Le National ».

A l’époque cette partie de la « Rue du Colonel-Fabien » s’appelait encore « Rue de Vesle ».

Voir sur ce site « le Café National »

 

RueVesle3-RA