Avant 1914

« A La Grosse Botte » rue du Cadran Saint-Pierre (Avant 1914)

La maison « A la Grosse-Botte » est fondée en 1868. C’est un magasin de chaussures très connu. Sa réputation et son activité se poursuivront après la Première Guerre Mondiale malgré la destruction de la ville, et pendant la Reconstruction. (D’autres avant-après sont à suivre dans les prochains jours).

Son enseigne est une grosse botte en fer forgé (visible au niveau du tampon postal de droite).

C’est aujourd’hui le magasin de vêtements « Caviar ».

CPA : collection Michel Thibault (Amicarte 51)

 

 

 

L’Ecole de Médecine, rue Simon

Au début du XXe siècle, l’Ecole de Médecine était située rue Simon, dans le quartier Saint-Remi. Jean-Claude Navier (né à Châlons-sur-Marne en 1750 – mort à Reims en 1828) médecin en chef des Hospices civils de Reims, fut le premier directeur de cette école qu’il créa en 1809 et qu’il dirigea pendant vingt ans. Il contribua par ses analyses chimiques et ses écrits au développement du commerce des vins de Champagne. Navier, qui fut le dernier doyen de la Faculté de médecine de Reims en 1784-85 et 1791-93, fut chevalier de la Légion d’honneur, médecin des Épidémies du département de la Marne et conseiller municipal de Reims. (La Vie Rémoise)

A l’époque, le tramway que l’on voit ici rue Simon, rejoignait la rue Gambetta en empruntant la rue Saint-Remi, rebaptisée rue Navier en 1924. Aujourd’hui cette rue est une impasse que l’on ne peut emprunter en voiture que depuis la rue Gambetta, au niveau du Rectorat d’Académie.

 

 

 

 

 

Le pont et la rue Fléchambault

La rue de Fléchambault est connue sous ce nom dès le 15e siècle. C’était le nom d’une tour des remparts située à proximité. C’est aujourd’hui l’Esplanade Fléchambault (La Vie Rémoise)

Les deux cartes postales ont très probablement été faites le même jour à en juger par la présence des deux gendarmes qui prennent la pose avec les badauds. On voit également les rails du tramway qui remontent vers la basilique. Sur le côté gauche on apperçoit les rails du C.B.R. qui quittent le canal pour aller vers le quartier Sainte-Anne.

 

 

 

La rue de Louvois

La route de Louvois est l’ancienne dénomination de l’actuelle rue de Louvois qui va de la place Sainte-Anne (notre carte postale) à la rue du Docteur-Roux à Cormontreuil. La carte date du début du XXe siècle.

Carte postale : collection privée

 

 

La Fontaine Subé pendant la Grande Semaine d’Aviation

On a tendance aujourd’hui à oublier que Reims fut une ville pionnière en matière d’aviation. Au début du XXe siècle, plusieurs évènements majeurs se sont déroulés sur le terrain d’aviation de la ville qui était situé dans la plaine de Bétheny, à peu près à l’emplacement de l’ancienne base aérienne 112.

La Première Grande Semaine d’Aviation de la Champagne est organisée du 22 au 29 août 1909, avec la générosité des grandes marques de champagne, groupées dans un comité présidé par le marquis Melchior de Polignac. Cette semaine devient le premier meeting international d’aviation. Pendant cette semaine l’épreuve la plus prestigieuse est la Première Coupe Internationale d’Aviation de Vitesse Gordon Bennett, qui récompense l’appareil et le pilote le plus rapide, par une coupe et une importante somme d’argent.

La Seconde Grande Semaine d’Aviation est organisée du 3 au 10 juillet 1910.

En 1911 le Concours d’Aéroplanes Militaires de Reims a lieu tout le mois d’octobre et devient une autre première mondiale (aviation.maisons-champagne.com)

A ces occasions, des séries de cartes postales furent éditées avec des aéroplanes incrustés sur les images. Ce n’est pas le cas pour la carte d’aujourd’hui, seule la rue de l’Etape pavoisée indique l’évènement.

 

 

 

 

 

Place Sainte-Anne

 

Voici une carte postale de la place Sainte-Anne prise avant la Grande Guerre. La rue Champfleury s’appelle aujourd’hui rue d’Estienne-d’Orves.

Remarquez les voies du tramway qui se dirigent directement vers le café et s’arrêtent net au trottoir ! Quant aux voies qui remontent la rue de la Maison-Blanche, ce sont celles du C.B.R.

CPA : Collection Monsieur Belarbi, pharmacien et propriétaire de l’officine visible sur la photo actuelle.

 

La Bibliothèque Holden et l’ancien bâtiment de l’Octroi

La bibliothèque populaire municipale Holden fut créée en 1888 selon les plans de l’architecte Brunette et pour que tous les citoyens aient à leur disposition des éléments de travail, d’étude ainsi que des moments de loisir.

Le donateur Jonathan Holden, citoyen anglais, neveu d’Isaac Holden, installé depuis près de cinquante ans à Reims où il possédait une des plus importantes usines de peignage mécanique de la ville appelée « usine des Anglais », était connu pour des oeuvres philantropiques et d’éducation. Il prit à sa charge les dépenses de la construction de la bibliothèque et assura la fourniture des ouvrages. (« Reims et ses Quartiers » de Michel Thibault)

Derrière la bibliothèque on peut voir le bâtiment qui servait d’octroi. Un second bâtiment, identique était situé juste en face, à l’entrée du boulevard Carteret.

La vue est prise en direction de Witry-les-Reims, au croisement des boulevards Jamin et Carteret.

 

 

La Fontaine Subé à la fin de sa construction

La carte postale montre la fin des travaux de construction de la Fontaine Subé. Les pavés sont en train d’être posés tout autour, il n’y a pas encore de terre dans les espaces pour accueillir les fleurs et elle n’est pas encore en eau.

Rappelons que l’édifice est l’oeuvre de l’architecte André Narjoux, associé aux sculpteurs Paul Gasq, Paul Auban et Louis Baralis, ainsi qu’à l’ornementiste Joseph Wary.

La vue est prise de la rue Buirette.

 

 

Le tombeau de l’Abbé Miroy et son gisant

Né à Mouzon dans les Ardennes, le prêtre Charles Eugène Miroy administre le village de Cuchery (Marne) quand la guerre avec la Prusse éclate en 1870. Les villageois ont des réactions différentes devant l’ennemi. Certains subissent passivement, d’autres collaborent pour tirer quelques avantages de la situation mais d’autres choisissent de résister. L’Abbé Miroy est de ceux-là.

Il propose de cacher des fusils dans l’autel de son église pour qu’ils échappent à la réquisition prussienne. Il sera dénoncé et fusillé contre le mur du cimetière du Nord à Reims le 12 février 1871.

Lire tous les détails de l’histoire sur le site Saint-Marceaux.fr

Le gisant est l’oeuvre du sculpteur rémois René de Saint-Marceaux. Le monument fut inauguré en 1873.

En 2006 le bronze est enlevé afin d’éviter son vol. L’association « René de Saint-Marceaux » espère pouvoir réinstaller une copie en résine sur le tombeau.

 

 

Voilà ce que pourrait donner la tombe aujourd’hui avec la résine remise en place :

 

 

La place des Marchés sous un angle insolite

Eh oui, c’est bien l’actuelle place du Forum et la rue Colbert ! Heureusement que la Sous-Préfecture est visible à l’arrière plan pour nous donner un point de repère.

Revenons plus de cent ans en arrière car la photo en N&B a été faite fin XIXe, début XXe siècle. La place se nomme alors « place des Marchés » et les deux immeubles du premier plan vivent leur dernières années car ils seront détruits pendant la Première Guerre Mondiale. C’est d’ailleurs dans l’immeuble de droite que se trouve le commerce « A la Glaneuse » (Voir ICI). A l’époque la Sous-Préfecture se trouve rue de l’Université et l’immeuble actuelle héberge des commerces dont le fameux « Grand Café de la Douane » (Voir ICI).

Et dire qu’aujourd’hui d’aucuns se plaignent de la publicité envahissante dans nos villes !

Photo N&B sur plaque de verre stéréoscopique (collection particulière)

 

 

 

 

 

Boulevard Robespierre

Robespierre, boulevard [1921].

<= rue Émile-Zola, place Luton, => rue Docteur-Lemoine, pont Huet.
Gustave Laurent fit débaptiser en 1921 la partie de la rue Danton comprise entre la rue de Neufchâtel et le pont Huet.

(1758-1794). Homme d’État. Né à Arras le 6 mai 1758, mort sur l’échafaud le 10 thermidor an II. Maximilien Marie Isidore de Robespierre, avocat, député du Tiers-Etat de l’Artois aux États-Généraux de 1789, membre de l’Assemblée constituante de 1789 à 1791, et de la Convention de 1792 à 1794, membre du Grand Comité de Salut public de l’an II. Il institua la Terreur et voulut imposer le culte de l’Être Suprême. Robespierre envoya à Reims, en l’an 2, un représentant du Comité de salut public, porteur d’instructions écrites de sa main pour assurer l’approvisionnement de notre cité. Il ressort de la correspondance du constituant Baron que quelques-uns de nos concitoyens s’adressèrent, en 1791, à Robespierre, pour faire aboutir les revendications de Reims au sein du Comité d’organisation des départements et pour obtenir que la Ville des Sacres devint le chef-lieu du nouveau département de la Marne. (La Vie Rémoise)

A noter qu’il y a dans la Ville des Sacres Royaux, de nombreuses rues portant des noms de Révolutionnaires !

C’est sur ce boulevard que se trouve la Maison d’Arrêt de Reims. Quant à la Gendarmerie qui se trouvait à côté, elle a été détruite en avril 2012 pour laisser la place à des immeubles d’habitation.

 

 

 

 

« A la Glaneuse »

Avant la Première Guerre Mondiale, la place du Forum avait une configuration bien différente de celle d’aujourd’hui. Même son nom a changé car à l’époque elle s’appelait « place des Marchés ».

Alors, s’il est assez facile de situer les célèbres maisons à pans de bois et la halle de pierre (dont la destruction après guerre a permis de découvrir le cryptoportique), il est plus difficile de s’imaginer que deux bâtiments existaient que de part et d’autre de la rue Colbert !

L’un d’eux abritait le magasin « A la Glaneuse » qui était une boutique de soieries, rubans et dentelles et où l’on peux penser qu’il fallait chercher pour trouver la pièce désirée.

Ces deux immeubles seront détruits pendant la Première Guerre Mondiale, ainsi que les maisons historiques.

Heureusement le coin de l’immeuble où est situé la banque donne le seul point de repère. Les maisons à pans de bois étaient situées sur ce côté de la place et la rue des Elus fut élargie à la Reconstruction.

 

 

 

Sur le plan ci-dessous, la flèche rouge indique l’emplacement de l’immeuble du magasin « A la Glaneuse ». A côté, sur la vue actuelle, la même flèche rouge montre l’emplacement ou était l’immeuble. Sur le plan vous pouvez aussi visualiser le deuxième immeuble de l’autre côté de la rue Colbert. Notez également la différence de trajectoire de la rue des Elus qui a gagné en rectitude !

 

 

 

Hôtel de ville : La salle du Conseil Municipal

La salle du conseil Municipal. La carte postale date d’avant la Première Guerre Mondiale. Le 3 mai 1917 l’Hôtel de ville brûle victime des incendies allumés par les obus incendiaires ennemis. Il n’en reste que la carcasse. L’intérieur du bâtiment sera reconstruit dans un style très différent.

La vue actuelle est plus large pour montrer la configuration différente de celle de l’époque.

 

 

 

L’Eglise Saint-Benoît

Construite à partir de 1911 par Max Sainsaulieu (architecte de la Bibliothèque Carnégie), consacrée par Monseigneur Luçon, archevêque de Reims, le 9 novembre1912, l’église St Benoît fut érigée sur les vestiges d’un ancien gibet qui donna son nom au lieu-dit des Trois-Piliers.
 La 1ère guerre mondiale l’endommagea sévèrement, mais elle rouvrit aux paroissiens en 1924. Sa restauration ne se termina vraiment qu’en 1935. Pendant la 2ème guerre mondiale, l’église fut atteinte par une bombe qui n’explosa pas. Peu endommagée, elle rouvrit dès 1945.
 L’architecture de St Benoît est de type basilical romain : une nef rectangulaire sans transept surmontée d’un plafond à caissons (qui confère à l’église une acoustique exceptionnelle), à  deux rangées de colonnes, avec trois absides circulaires. Comme cela est fréquent en Italie, il n’y a pas de clocher surmontant l’église, mais un campanile séparé.
 Max Sainsaulieu ne se contenta pas de faire les plans de l’église, il en réalisa aussi l’aménagement intérieur d’inspiration Art Déco. St Benoît possède également un très bel ensemble de vitraux des Ateliers Simon et De Troeyer. (Source : FlaneriesReims.com)

De la Place des Marchés à la Place du Forum

La carte postale montre la place des Marchés (actuelle place du Forum) avant la Première Guerre Mondiale.

La rue Pluche et l’Hôtel Le Vergeur sont dans le dos du photographe. A droite on voit l’angle de la rue de Tambour. Ce qui est intéressant c’est que nous pouvons voir, dans le prolongement de la rue, l’Impasse du Bras-d’Or. Cette impasse disparaîtra à la Reconstruction.

Le seul point de repère c’est l’immeuble à l’angle de la rue Colbert qui verra cette même Reconstruction lui tronquer son « angle de rue » (il en sera de même pour son homologue lui faisant face, au niveau du « Bar Le Général », mais non visible sur la photo et dont on ne distingue qu’une arcade.

Une partie des célèbres maisons à colombages est visible sur la gauche de la carte, vers la rue des Elus. Elles partiront en fumée pendant l’été 1918 !

– « Bras-d’Or, impasse du » <= 9, place du Forum, 33 mètres de longueur.  De l’enseigne d’une ancienne auberge connue en 1667. Cette impasse aurait porté le nom de rue d’Hautvillers, car s’y trouvait le refuge des moines de l’abbaye d’Hautvillers. (La vie Rémoise)

– « Bras d’Or, impasse du ». Origine : enseigne d’une auberge. Elle donne dans la place du Forum actuelle par le porche d’une maison. Elle ouvrait auparavant 21 place des Marchés. En 1914, on y trouvait l’auberge « du Grand Cerf » et en 04/1791, au numéro 867, l’Hôtel d’Hautvillers. (Reims : Rues et Lieux)

 

Sur le plan ci-dessous, le cercle vert localise la fameuse impasse du Bras-d’Or et la flèche indique la place du photographe.

Vous remarquerez que la rue du Docteur Jacquin n’existe pas, ni le Cours J-B Langlet, ni la rue J-J Rousseau, ni le cours Anatole France, ni la rue Voltaire ! Ces rues seront percées après la Première Guerre Mondiale.

Plan de Reims dit « plan jaune » publié dans L’Illustration en juin 1920 n° 4031

 

 

 

Le Kiosque du Parc de la Patte d’Oie

Daté de 1869, le kiosque en fonte de la Patte-d’Oie se trouve dans l’axe de Promenades. L’escalier qui permet d’y accéder était d’abord intérieur ! Le kiosque a été quasiment refait selon son dessin d’origine lors de la rénovation du parc dans le cadre de l’installation du centre des congrès en 1993-1994.  (« Reims il y a 100 ans en CPA ». Olivier Rigaud, éditions Patrimoines-Médias.)

 

 

 

Le bassin du port

Cet avant-après est significatif du changement industriel et commercial de la ville qui s’est effectué en plus d’un siècle : le port fluvial s’est transformé en port de plaisance et les cheminées des usines ont disparu.

Carte postale : collection Véronique Valette

 

 

 

Le pont de la rue Polonceau

Le secteur de la Chaussée Bocquaine a été très bouleversé depuis le siècle dernier, surtout avec l’arrivée de la « Voie Jean Taittinger » (ex autoroute A4).
« L’ancienne rue Polonceau fut dénommée en 1887 en place de la Chaussée Hannier. Elle rejoignait la rue Souyn en passant sur la Rivière-Brûlée et s’appela en 1925 « rue Polonceau » (du pont sur la Vesle au pont sur la rivière Brûlée, et « rue Souyn » de ce dernier pont à la rue de Courlancy. A la suite de sa disparition en 1978, on dénomma une allée Polonceau. » (La Vie Rémoise)
La rue Polonceau était presque en prolongement de la rue Libergier, mais de l’autre côté du canal.
La rivière Brûlée, quant à elle, était un bras de la Vesle qui passait aux environs de l’actuel Parc Léo Lagrange. Devenue un cloaque, elle fut remblayée dans les années 1970 et disparue définitivement.
Cet avant-après est très approximatif car le cours de la Vesle a été modifié et le pont Polonceau, où a été prise la carte postale, était en fait plus près du canal, à la place de la voie rapide !  La photo actuelle est prise en contre-bas du pont Charles-de-Gaulle vers le Centre International de Séjour.
Carte postale : collection Pierre Fréville (Amicarte 51)
Par la suite, le pont de bois fut remplacé par un pont métallique. Carte postale : collection Michel Thibault (Amicarte 51)
La rivière Brûlée (carte postale : collection Pierre Fréville)

Avenue de Laon

La carte postale est prise dans l’avenue de Laon, au niveau du croisement avec la rue Danton à droite et le boulevard Charles Arnould à gauche.  De nos jours le dépôt du nouveau tramway n’est plus avenue de Laon, les « cycles Motte Frères » sont remplacés respectivement par une agence de location (Century 21)  ; quant aux « Etablissements Economiques », de l’autre côté de l’avenue, ils ont donné leur place au coiffeur « Alain Domin ».

La vue est prise en direction de la place des Belges.

Carte postale : Michel Thibault (Amicarte 51)

 

 

 

La patinoire Saint-Charles

« En 1887 la société du Grand Bailla décide avec l’accord de la ville de réaliser un bassin de patinage à Saint-Charles, en bordure du canal sur un pré marécageux.
L’inauguration a lieu le 5 janvier 1889. Des fêtes de nuit sont organisées sur la glace.
La patinoire de Saint-Charles a fonctionné jusqu’en 1967, date de l’ouverture de la patinoire olympique de la Chaussée Bocquaine.
(Source et CPA : Michel Thibault : Reims d’Hier à aujourd’hui, Editions Sutton) »
Aujourd’hui le terrain est en partie remblayé et depuis quelques mois il est aménagé pour la Coulée Verte avec des aménagements sportifs. Il est situé entre le pont de Soissons (ligne SNCF) et le canal.