A seulement quelques pas de l’Hôtel de Ville, la bâtisse a été construite en 1898 sous la direction de l’architecte rémois Ernest Kalas pour la société de champagne Jules Mumm. De nombreux artistes ont été conviés pour la décoration : des mosaïques réalisées par Auguste Guilbert-Martin, sur des dessins de Joseph Blanc et d’Octave Guillonnet. Les cariatides ont été réalisées par Joseph Wary sur des dessins d’Émile Peynot ; elles représentent quatre vertus du vin : Virtus, Ingenium, Amor et Gaudium.

La façade est composée de deux parties bien distinctes : une partie d’usage en brique rouge percée d’une grande porte circulaire forgée évoquant la forme des foudres. La partie supérieure décorative présente en cinq scènes les étapes de la fabrication du champagne, elle est par là un exemple de façade publicitaire. De quatre mètres sur trente la première scène évoque les vendanges avec hotte panier et pressoir. La seconde est l’étape de vinification, dans un grand foudre, recollage avec mise de colle de poisson adjoint à des ferments, puis l’étape du bouchage et du ficelage du bouchon. Les étapes suivantes se passent plus tard après la prise de mousse. Sur des pupitres les bouteilles sont remuées, dégorgent et reçoivent la liqueur (dosage). La quatrième étape est autour de la commercialisation, étiquetage, bouchon avec muselet, habillage et emballage.

En 1905 les celliers passent dans le giron Mumm GH. Ils furent ensuite la propriété des champagnes Veuve-Cliquot, puis Jacquart avant de devenir la propriété de la ville en 2010. (Wikipédia)

Après le bombardement de l’hôtel de ville en mars 1917, le conseil municipal de Reims a siégé dans le cellier. La façade est inscrite au titre des Monuments Historiques depuis 1996.

Reconverti en lieu d’exposition multiculturel « Le Cellier » est inauguré le 4 avril 2015.

 

 

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