Le couvent des Cordeliers était un des plus anciens de Reims. Les « Cordeliers », ainsi dénommés parce qu’ils portaient une ceinture de corde à trois noeuds, étaient des religieux de l’ordre de Saint-François d’Assise (ce n’est qu’après la Révolution qu’ils prirent le nom de « franciscains »). Ils firent leur apparition à Reims en 1220. Au Moyen-Age, le couvent occupait un véritable ilôt dans le quartier d’où, sans doute, le nom de « rue de l’Isle » donné à l’une des voies qui le bordaient. Les limites des bâtiments sur les autres côtés correspond aux actuelles rues Montoison, de Mâcon, des Trois-Raisinets et Voltaire. La suite de l’histoire du couvent des Cordeliers est celle de beaucoup d’édifices religieux. Les moines furent chassés à la Révolution, le mobilier vendu, de même que les bâtiments qui furent attribués le 9 juin 1792 à un syndicat de revendeurs. On y installa un moment les bureaux pour la vente des biens nationaux. Par la suite, le couvent fut vendu à un particulier, M. Bruyant. L’église servit d’entrepôt. L’ensemble fut englobé dans le « quartier des Laines », qui a disparu dans les incendies du 18 septembre 1914, la veille de l’incendie de la cathédrale touchée aussi par les obus allemands. Le bâtiment appartenait alors à Monsieur Gaston Lainé.

Il ne reste de ce passé que ces quelques ruines qui, heureusement ont été mises en valeur et constituent un havre de paix dans le centre de la ville.

Source : « Reims ses rues, ses places, ses monuments » de Daniel Pellus, éditions Horvath.

Voir également sur Reims 14-18.com : l’article sur les Soldats Russes dans les ruines des Cordeliers

 

 

Autochrome de Fernand Cuville montrant les ruines du Cloître des Cordeliers pris en mars 1917 et sous-titré : « Porches en enfilades ».

 

 

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