Né à Maulévrier (Maine-et-Loire) le 28 octobre 1842, Louis Henri Joseph Luçon fait ses études au séminaire d’Angers et à Rome où il acquiert les grades de docteur en théologie et en droit canon en 1875. C’est Mgr Freppel, chef de file du catholicisme intransigeant, qui le remarque et l’envoie à Rome pour y poursuivre ses études théologiques. Ses sympathies pour l’Action française ne sont pas un mystère. Louis-Joseph Luçon est ordonné prêtre pour le diocèse d’Angers le 23 décembre 1856 et nommé vicaire à Saint-Lambert-du-Lattay. Après avoir été curé de La Jubaudière de 1875 à 1883 puis curé-archiprêtre de Notre-Dame de Cholet de 1883 à 1888, nommé évêque de Belley le 8 novembre 1887, il est ordonné évêque le 8 février 1888 en l’église Notre-Dame de Cholet et installé le 24 février 1888.

Le 21 février 1906, il est nommé archevêque de Reims où il arrive le 6 avril. Entre-temps, il est co-consécrateur de Mgr Gieure, évêque de Bayonne, sacré à Rome par saint Pie X, le 25 février 1906. Le 16 décembre 1907 , il est élevé au rang de cardinal par le pape Pie X et reçoit la titulature de cardinal-prêtre de Santa Maria Nuova.

Absent de Reims au moment de l’incendie de sa cathédrale en raison du conclave, il revient le 22 septembre 1914 dans sa ville pour ne plus la quitter jusqu’au 25 mars 1918, date à laquelle les autorités militaires lui imposent l’évacuation. Pendant toute cette période, il partage la vie des Rémois sous les bombes, réconfortant les sinistrés, visitant les soldats blessés dans les hôpitaux et ceux qui combattent dans les tranchées. Chaque vendredi, il accomplit dans sa cathédrale dévastée un chemin de croix par lequel il prend en charge symboliquement le martyre de Reims.

« Votre paroisse aujourd’hui, explique-t-il aux ecclésiastiques de Reims, c’est le régiment, c’est la tranchée, c’est l’ambulance.Vous y resterez peut-être. Et nos soldats n’y restent-ils pas ? Ne convient-il pas que la phalange sacerdotale, elle aussi donne son sang pour la Patrie ? ».

Source : Wikipédia

Il y a juste 112 ans, le cortège passait rue de Talleyrand, les maisons de cette partie de la rue n’ont pas été démolies,

par contre, cette petite place à la hauteur de la rue Noël a complètement disparue.


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