Cette carte postale a été envoyé le 4 septembre 1917, un soldat adresse sa nouvelle affectation à son correspondant « Le 17e ayant été dissout, je suis parti à la division marocaine. Actuellement au repos, puis à Château-Thierry, on pense repartir d’ici peu mais où ? »

Seule la maison de gauche est encore sur la photographie moderne.

La sculpture de 1991, la Pierre d’heure, un cadran solaire est de Christian Renonciat

Loges-Coquault, place des [1903].

<= rue Voltaire, rue Chanzy, => rue Gambetta, rue de Contrai.

Autrefois en cet endroit, la maison du carrefour qui regarde la rue Chanzy portait sur quatre arcades semblables à celles qui faisaient le tour de la place d’Erlon. Là se trouvait, au 17e siècle, l’hôtel de la famille de l’historien Pierre Coquault (15..-1645) et de son neveu l’annaliste Oudart Coquault. Ici, en 1654, le lendemain de son sacre, le jeune roi Louis XIV, en se rendant à Saint-Remi, s’arrêta quelques instants dans leur hôtel. En reconstituant la place, en 1903, on voulut rappeler ces faits et faire revivre, sous son ancien nom des Loges Coquault, mais seulement pour les deux maisons faisant face à la rue Chanzy, entre les rues de Contrai et Gambetta, la place vulgairement désignée alors, et encore aujourd’hui, sous le titre des Six-Cadrans. En 1888, Coutançon, horloger à Creil, demanda la concession d’un emplacement circulaire pour y établir un kiosque-horloge-réclame, donnant l’heure à six cadrans. L’horloge aux six cadrans, qui avait le défaut, dit-on, de donner une heure différente sur chaque cadran, a disparu depuis longtemps, mais le nom, rappelé par l’enseigne de la pharmacie, a la vie dure. En 1925, un jardin projeté à cet endroit devait s’appeler Square des Anglais en souvenir de la rue des Anglais disparue (voir rue Saint-Just).

Source : Jean-Yves Sureau dans La Vie Rémoise

rue-chanzy - Copie

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