Saint-André

L’Église Saint-André après les bombardements

Cette carte postale n’a pas voyagé. Collection personnelle

Au XIXe siècle, la population du quartier augmentant et atteignant jusque 8 000 habitants, il fallut construire une nouvelle église grâce aux fonds de la ville et des paroissiens, de style néogothique.
On rasa alors définitivement l’ancienne église qui se composait de trois nefs et trois travées dont le plafond ne dépassait guère 5 mètres.

Bâtie par Narcisse Brunette, architecte rémois célèbre et actif, la nouvelle église fut achevée en 1865 et consacrée le 5 juin. Le clocher actuel culmine à près de 80 mètres (avec son coq refait en 1990).

Après les destructions de la Première Guerre mondiale, l’actuel édifice subit une restauration complète (voûte, clocher, pierre, vitraux), on peut remarquer que le dernier étage du cloché a disparu, remplacé par une flèche très haute.

Source : Saint-André, histoire et architecture

Actuellement l’église est en partie restaurée, la façade est terminée et les travaux continuent sur la rue du Cardinal Gousset.

Église Saint-André
Église Saint-André

L’église Saint-André

Cette carte n’a pas circulé, la photographie date de 1917
Collection : Pierre Bourquin

Article d’Alain Moyat pour le journal L’Union du 1 septembre 2011 :

Restauré en 1927

À en croire Givelet, c’est en 1251 qu’on trouve la trace d’une première église dans ce faubourg, une église dépendante de la succursale de Saint-Symphorien. Même pas sûre qu’elle fut dédiée à saint André à l’époque, plutôt à saint Adrien. L’édifice modeste fut démoli vers 1358.
On retrouve la trace d’une église Saint-André en 1569, bâtie grâce à Charles de Lorraine. Insolite, on rapporte qu’en 1612 le corps de l’évêque de Liège, Albert, ayant été retrouvé hors la ville à Saint-Pierre-aux-Nonnes, y séjourna une journée avant d’être replacé dans l’église notre-Dame (la cathédrale.) Si la paroisse gagne doucement son indépendance, elle souffre durant la Révolution. En 1792, elle se voit enlever une de ses deux cloches qui sera fondue. Bien national, elle faillit être détruite. Heureusement les habitants (le conseil de fabrique) la rachetèrent pour l’ouvrir aux assemblées de section avant finalement d’être rendue au culte en 1796.
Un clocher plus haut que celui de la cathédrale
1844. L’historien Prosper Tarbé note que l’église Saint-André, fort modeste avec son clocher de 20 m, est dans un piteux état : « La sécurité publique demande sa chute définitive » (…). Le quartier prenant de l’ampleur (il était passé de 5 650 habitants à 7 830 habitants), la Ville décide de construire à ses frais un nouvel édifice (il ne faut pas oublier que nous sommes avant la séparation de l’Église et de l’État). La mission est confiée à l’architecte Narcisse Brunette.
Le dossier est adjugé le 22 janvier 1858 et les travaux s’échelonnent de 1859 à 1865 nous signale Olivier Rigaud, de la Ville. Il s’agit d’un édifice de style néoroman de 75 m de long sur 36 m de largeur avec des voûtes qui s’élèvent à 22 mètres et qui présente la particularité d’avoir un clocher plus haut que celui de la cathédrale. Il fait 84 m, celui de Notre-Dame ne mesure que 82,50 m à l’ange.
Des vitraux sont faits par des artistes rémois Wedling et Marquant. Contrairement à la plupart des édifices c’est la façade sud qui donne sur le parvis de l’église. Ayant fort souffert lors de la Première Guerre mondiale (le clocher n’a pas résisté), l’église a été reconstruite et les travaux (voûte, clocher, pierre, vitraux) se son
t achevés en 1927. Enfin, le chœur de l’église fut restauré en 1965.

Alain MOYAT.

Saint-André
Saint-André

L’intérieur de l’église Saint-André

Cliché ancien : E. D. de chez B.L.D. imprimerie Le Deley, Paris

Les travaux actuels de restauration ne sont pas encore terminés

L'intérieur de Saint-André
L’intérieur de Saint-André